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Après avoir fait l’objet d’une enquête d’utilité publique, le projet de l’implantation d’une porcherie industrielle pour atelier de
naissage à Poiroux
(Vendée), doit être soumis au Comité Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques,
le CODEREST.
Devant le risque évident de pollution par le lisier, notamment des cours d’eau, des marais d’Olonne, des parcs ostréicoles et des plages du littoral, un collectif s’est constitué pour informer
la population des dangers encourus et s’opposer à ce projet.
Le collectif résulte d’un panel d’adhésions plurielles, de riverains, d’associations nature, d’associations citoyennes, politiques et parmi les actions envisagées par lui, sont prévues des
courriers au Préfet de Vendée, l'organisation d’une conférence avec notamment la participation du Pr. Lesne (dans la semaine du 15 au 20 février), des conférences de presse…
L’opposition à ce projet s’appuie sur les observations et les arguments ci-après :
Projet
Situation géographique :
Poiroux : site de Production et d’épandage de lisier
Grosbreuil : épandage de lisier
Talmont-Saint-Hilaire : épandage de lisier
Girouard, Nieul le Dolent, St Avaugourd des Landes (à moins de 3 km du site)
Elevage :
- 2 823 animaux équivalents : 890 truies, 50 cochettes, 5 verrats soit 22 648 porcelets /an.
- 440 porcelets /semaines envoyés vers les élevages associés.
- Bâtiments de 4 261 m²
- Elevage sur caillebotis
- Fosse de stockage capacité totale 4 962 m3 pour 5 213 m3 de lisier produit
- 13 703 unités de nitrates et 10 395 en phosphore épandues sur 231.47 ha
- le forage de l’exploitation est à 51.90 mg de nitrate par litre (déjà en saturation, il faudrait réduire les apports d’azote)
- alimentation en eau par le service d’eau
Départ de 7 sources dans les trois kilomètres dont :
La Vertonne et ses affluents qui vont en direction du marais des Olonnes (environ 500 mètres du site).
Le Gay Chatenay et ses affluents, Ruisseau de la Berthomelière, Ruisseau du Bois Jaulin qui vont en direction de l’estuaire de la Guittière.
Niveau d’emploi faible : 4 salariés
Les objections et les doutes sur le projet
- Consommation d’eau potable importante (5 800 m3) dans un secteur côtier souvent en restriction estivale.
- La porcherie industrielle est située sur un plateau à 67 m d’altitude.
- Si le bassin de Finfarine est préservé dans ce projet, les sources de la Vertonne, du Gay Chatenay se déversant respectivement dans les Marais de l’Ile d’Olonne et dans la zone ostréicole de la
Guitière sont directement concernées, l’un des affluents de la Vertonne partant de la cour de la ferme du Village du Bois.
- Si on se réfère au SDAGE, la Vertonne est classée en mauvaise qualité pour les matières organiques oxydable, matières azotées et nitrate, ainsi
que de "qualité médiocre" pour le phosphore. Il paraît difficile de respecter la directive européenne sur
l’eau si l’on rejette des effluents (lisiers) à la source même des ruisseaux. Les algues vertes bien connues dans la région bretonne seront vite
à l’ordre du jour en Vendée.
- L’épandage des lisiers sur des terres limono argileuses très hydromorphes, donc humides une bonne partie de l’année, et qui sont classées
inaptes à l’épandage. Cela représente une majorité des terres de la Ker Adèle, Bois Groland, la Godetière. Certaines parcelles longeant les ruisseaux ont des pentes supérieures à 20
%.
- L’engrais
vert qui doit être installé après les cultures de maïs grain, aura beaucoup de peine à être efficace pour un blocage de l’azote puisque très
souvent implanté trop tard (battage du maïs en novembre, implantation du couvet en octobre).
- Les épandages, même s’ils respectent les dates réglementaires, ont de fortes chances en
début de printemps d’être lessivés une année sur deux par des pluies importantes (le sol n’étant que très rarement ressuyé à cette époque).
- L’enfouissement dans les 24 heures reste aussi aléatoire pour une telle quantité de lisier (le lisier étant plus rapidement épandu qu’enfoui). Les nuisances olfactives seront donc à
supporter pour les riverains de la Lièvre et du Moulin des Landes.
- Sur le site même, le taux de nitrates dans le forage de la ferme est de 51.90 mg /l.
- Les transports des aliments venant de chez Sanders, ainsi que les transports des porcelets toutes les semaines
occasionneront du gaz à effet de serre (ce qui va à l’encontre du Grenelle de l’environnement).
- Le transport important de lisiers du site Le Village du Bois vers La Gillerie
(10 Km ) occasionnera les mêmes nuisances (gaz à effet de serre). La Vertonne se trouve donc coupée en 4 endroits. Environ 1/3 du lisier produit passera par la route étroite de
Poiroux-Grosbreuil, et pourra donc occasionner des accidents devant traverser le bourg de Grosbreuil.
- Les 2/3 restants doivent emprunter la départementale sur 2 km, traversant la Vertonne et ses affluents par 3 fois.
- Nous savons aussi comment et où la grippe porcine (H1 N1) a démarré (porcherie industrielle au Mexique). Ce genre d’élevage
intensif, même si les conditions sanitaires sont meilleures, peut être très préoccupant au moindre écart.
Aspect économique
Tout le travail touristique mis en place dans les régions rétro-littorales et littorales perdra de sa valeur ainsi que l’immobilier et le foncier pour un projet qui ne relève pas de
l’intérêt général.
Ce projet industriel ne s’inscrit pas dans un développement durable si on en étudie le triptyque : Enjeux sociaux, financiers et environnementaux.
Avis des communes
Les trois communes directement concernées : Poiroux, Grosbreuil, Talmont-Saint-Hilaire se sont prononcées CONTRE ce projet.
Les trois autres communes à plus de trois kilomètres ont pour une (Nieul Le Dolent) émis des réserves et les deux autres (Girouard et Saint Avaugourd des Landes) votés OUI sans être
véritablement concernées.
Pour rejoindre le collectif
Contacter Alain Legal de l’APNO par email alain.legal@wanadoo.fr ou au tél : 02 51 33 11 96.
Possibilité également de s’adresser aux associations de défense de l’environnement qui participent au collectif.
Conférence sur les risques et méfaits potentiels du projet
Elle se tiendra à la salle municipale de Grosbreuil le vendredi 19 février 2010 à 20h15 avec la participation et interventions de
:
- Claude Lesné, maître de recherches en santé publique
au CNRS.
- Miguel Garcia de l'association Eaux et rivières de
Bretagne
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